Mission Interministerielle de Lutte Contre les Drogues et la Toxicomanie

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Lexique

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Assassins

(secte des) [de l'arabe hachichiyyin et hachichiyya, c'est-à-dire consommateur ou fumeur de haschisch]. Nom donné par les orientalistes du XIXème siècle à un groupe militaro-religieux du Moyen Age musulman. Une légende voulant que leurs activités criminelles fussent liées à la consommation de haschisch prêta matière à une étymologie fantaisiste faisant dériver le terme français " assassin " du nom de cette secte.


absinthe

Liqueur fortement alcoolisée, dont la consommation répétée entraîne d'importantes manifestations toxiques (psychiques et neurologiques), interdite en France (loi du 16 mars 1915).


absinthe

Liqueur fortement alcoolisée, dont la consommation répétée entraîne d’importantes manifestations toxiques (psychiques et neurologiques), interdite en France (loi du 16 mars 1915).


abstinence

Abstention volontaire et durable de la consommation d'une substance psychoactive susceptible de donner lieu à dépendance (alcool, tabac ou drogue).


abus

(latin abusus, usage mauvais et exagéré ; sens avéré à la fin du XVIe siècle : dérèglement, tromperie). Mode de consommation d'une substance psychoactive susceptible d'induire des conséquances dommageables au plan physique, psychologique ou social pour le consommateur et son environnement. Les conséquences d'une consommation abusive de substance(s) psychoactive(s) découlent des propriétés de la substance elle-même, mais également des modalités de l'usage (voie injectable par exemple), des pathologies associées et du contexte de l'usage. SYN. usage nocif.


acétylcholine

Neuromédiateur dont l'action peut être perturbée par diverses substances psychoactives.


accoutumance

Terme général englobant les phénomènes de tolérance et de dépendance psychique et/ou physique.


addiction

(d'un terme juridique anglais lui-même issu du vieux français, signifiant " contraint par corps "). Relation de dépendance plus ou moins aliénante pour l'individu, et plus ou moins acceptée voire parfois totalement rejetée par son environnement social, à l'égard d'un produit (drogue, tabac, alcool, médicaments), d'une pratique (jeu, sport), voire d'une situation (relation amoureuse). Le terme est utilisé surtout par les théoriciens ; le public et les cliniciens emploient plus couramment comportement de dépendance et toxicomanie.


addictologie

Science des comportements de dépendance, envisageant leurs causes et conséquences à la fois sous l'angle de la physiologie et de la génétique, de la psychologie et de la sociologie.


adultérant

Substance utilisée pour diluer (couper) ou falsifier les substances psychoactives du marché clandestin. La toxicité de certains agents adultérants est importante et participe largement à certains accidents (quinine, strychnine, talc, etc.)


agoniste

Molécule qui mime l'action du neurotransmetteur sur son site récepteur et entraîne par conséquent des effets identiques. Cette propriété découle d'analogies structurales existant entre l'agoniste et le neurotransmetteur.


alcool

(arabe al-kohol, antimoine pulvérisé, d'où, par métonymie, toute substance raffinée ou distillée). Désignation populaire de l'éthanol, principe déterminant l'effet psychoactif des boissons dites alcoolisées.

Boissons alcoolisées

Boissons obtenues par fermentation. Le vin reste la boisson alcoolisée obtenue par fermentation la plus populaire en France, même si, depuis les années 1960, sa consommation a baissé. La tendance actuelle semble favoriser la consommation occasionnelle de vin : on peut probablement y voir l'effet de l'engagement de certains médecins, selon lesquels l'absorption journalière d'une petite quantité de vin aurait des effets bénéfiques contre les maladies cardio-vasculaires, mais y trouver aussi la marque d'un regain d'intérêt culturel pour les produits d'appellation et de terroir.

Boissons obtenues par distillation. Au-delà de 16 degrés, la fermentation alcoolique est inhibée par l'action même de l'alcool sur les levures. L'obtention de boissons plus fortes implique donc le recours à la distillation. On obtient ainsi des eaux-de-vie (cognac, armagnac, calvados, kirsch, eaux-de-vie de grains diverses produites par distillation d'un moût fermenté telles que le whisky, le gin, la vodka, le genièvre ou encore le rhum, obtenu par distillation d'une mélasse), dont le titre varie entre 40 et 50 degrés.

Spiritueux obtenus par adjonction d'alcool à des boissons fermentées. Il s'agit d'apéritifs du type vin de Porto ou de Madère (titre variant entre 17 et 20 degrés), anis ou pastis (45 à 50 degrés, ces produits s'étant substitués à l'absinthe), ou bitters.

Liqueurs. Ces boissons sucrées, réputées avoir des propriétés digestives, titrent entre 15 et 55 degrés. Elles sont obtenues par adjonction d'eau-de-vie à des boissons à base de fruits ou de plantes médicinales.

Pharmacologie

L'alcool exerce des effets stimulants - comparables à ceux de nombreux autres produits addictifs - sur l'activité des voies neuronales contenant la dopamine. L'alcool est consommé, à l'instar dÆautres substances psychoactives, pour ses effets de renforcement positif (hédonistes, stimulants, euphorisants), et ce d'autant plus que la fonction des neurones à dopamine serait déficitaire ou le deviendrait à la faveur d'une consommation prolongée.

L'alcool exerce un effet facilitateur sur l'activité des voies neuronales contenant le GABA, neuromédiateur qui a un rôle inhibiteur sur l'activité des neurones. Autrement dit, l'alcool potentialise l'inhibition qu'exerce le GABA sur l'activité neuronale, notamment en interagissant avec les récepteurs du neuromédiateur, et entraîne ainsi un effet anxiolytique sédatif à rapprocher de celui des benzodiazépines. Cet effet facilitateur sur la transmission GABA n'est cependant observé que pour de fortes concentrations d'alcool ; en outre, il s'épuise progressivement lors d'une consommation prolongée.

Les modifications affectant les neurones à GABA au cours de l'alcoolisme sont en fait controversées, mais, quel qu'en soit le mécanisme, la défaillance de la transmission GABA induite par une consommation prolongée d'alcool peut être impliquée dans ses complications neurologiques (troubles moteurs, épilepsie) et psychiatriques (troubles anxieux, troubles psychotiques, troubles du comportement avec agressivité et irritabilité) ainsi que dans certains symptômes du sevrage (tremblement, agitation...). L'alcool serait alors consommé pour faire céder ces symptômes (renforcement négatif).


alcoolémie

Taux d'alcool dans le sang.


alcoolisme

Maladie chronique induite par la consommation répétée de boissons alcoolisées, pouvant occasionner des lésions parfois irréversibles du système nerveux central, du foie, du pancréas.

Buveur à risque, buveur excessif,

buveur dépendant

Historiquement, les travaux sur l'alcoolodépendance furent initiés dans les pays anglo-saxons, d'une part par un médecin anglais, Thomas Trotter (1761-1832), qui vit dans l'intempérance une cause probable de folie, et, d'autre part, par un médecin militaire américain, Benjamin Rush (1745-1813) qui, en 1784, décrivit la perte de contrôle du malade dépendant vis-à-vis du produit et évoqua les dangers physiques et mentaux liés à une consommation excessive et chronicisée d'alcool. On doit à un clinicien suédois, Magnus Huss (1807-1890), le soin d'avoir, le premier, décrit une dépendance à l'alcool qu'il appela "alcoolisme chronique" (1849).

Ce n'est donc que depuis à peine plus d'un siècle que l'étude de l'alcoolisme et de ses aspects psychopathologiques est réellement entrée dans le champ de la recherche médicale. Pierre Fouquet fut le premier, en France, à aborder la dépendance pathologique qui lie l'alcoolique à son produit. C'est lui qui donna la définition la plus habituelle de la dépendance à l'alcool : la perte de la liberté de boire. Un psychiatre américain, E. M. Jellineck (1890-1963) proposa dans sa classification de l'alcoolisme (1960) le terme de "maladie alcoolique". Il faisait alors le lien entre la dépendance et les attitudes sociales permissives vis-à-vis de la consommation d'alcool. Cette conception, qui se retrouve dans l'idéologie de certains groupes d'anciens buveurs, définit la maladie alcoolique par la dépendance. G. Edwards et M.M. Gross établirent en 1976 la clinique du "syndrome de dépendance à l'alcool", qui fit l'objet des travaux d'un groupe d'experts de l'O.M.S. qu'ils dirigèrent, travaux qui furent déterminants dans les classifications de l'alcoolisme. Ils caractérisèrent ce syndrome par la ritualisation des modes de consommation de boissons alcoolisées, la primauté des comportements de recherche d'alcool, l'augmentation de la tolérance, la compulsion à boire pour prévenir les troubles du sevrage et, malgré tout, la récurrence des symptômes de sevrage : nausées, tremblements, sueurs et troubles de l'humeur.

La dépendance à l'alcool est donc l'association d'une altération de l'état psychobiologique, d'une altération du comportement vis-à-vis de l'alcool et d'une altération de l'état subjectif. L'altération de l'état psychobiologique est marquée par les symptômes de sevrage (psychique, plus rarement physique) apparaissant dès la première journée d'abstinence, l'ingestion d'alcool venant alors réduire le malaise provoqué par le sevrage. L'accoutumance en est le corollaire, avec augmentation progressive de la tolérance de l'alcool ingéré. L'altération du comportement vis-à-vis de l'alcool a comme témoin la moindre possibilité pour le sujet de moduler sa consommation. L'altération de l'état subjectif est marquée par l'incapacité de maîtriser la consommation d'alcool. En France, les travaux de Jean Adès et Michel Lejoyeux montrent l'intérêt du concept de dépendance en clinique alcoologique : c'est un concept dont la neutralité morale atténue le jugement porté sur le patient alcoolique, auquel il peut prêter aide en donnant sens à son comportement. Ce concept peut aussi contribuer à informer le patient de la sévérité du pronostic et permet l'orientation vers une prise en charge durable qui, dans la majorité des cas, incite à proposer à l'alcoolique dépendant une abstinence totale et durable.


alcoolodépendance

(traitement de l'). La prise en charge du patient dépendant de l'alcool, comme celle de tout toxicomane, repose avant tout sur un suivi psychothérapeutique à long terme, éventuellement étayé par un traitement médicamenteux et un accompagnement social durable.

Le temps du sevrage

La première démarche du médecin vise à préciser la nature comme l'authenticité de la demande du patient, en essayant de cerner son vécu personnel de l'alcoolisation (antécédents de traitements, usage de l'alcool, effets ressentis, désir de reconstruire des liens sociaux, situation familiale et professionnelle, plaintes somatiques, etc.). C'est l'occasion d'un bilan organique systématique.

Le protocole du sevrage (cure et postcure) s'élabore en partenariat avec le patient et se joue dans la durée. La cure vise, à partir de l'expérience du sevrage, à permettre au patient de prendre conscience de sa dépendance. Elle peut avoir lieu en milieu institutionnel ou en ambulatoire.

Le sevrage en institution peut être réalisé dans un service de médecine interne, de gastro-entérologie ou de nutrition, ou dans une unité d'alcoologie. La durée du séjour hospitalier varie entre deux et quatre semaines : elle permet non seulement de réaliser la cure de sevrage, mais, surtout, de commencer à intégrer le patient dans un suivi psychothérapique.

Le sevrage ambulatoire est indiqué chez tout patient souhaitant bénéficier de cette modalité de traitement, même si toutes les chances de succès ne sont pas a priori réunies. Il impose en effet au patient de faire le deuil de l'alcool, bien souvent, sur les lieux mêmes de son alcoolisation ; cependant, le sevrage peut se réaliser non pas au domicile du patient, mais chez un ami, un familier ou au sein d'une association d'entraide. Le patient doit faire face aux réactions qu'induit son abstinence chez ses proches. Face à cette situation difficile, l'appui d'un réseau de soins en alcoologie est indispensable.

Quelles qu'en soient les modalités, le sevrage physique est rapide (une semaine). Comme seulement 40 % des patients alcooliques présentent des signes de sevrage physique lors du traitement, la thérapie se limite en général à une hydratation suffisante. Le dialogue avec un infirmier doit toujours être possible, même en ambulatoire. Le principal est d'assurer au patient une sécurité qui lui permette d'être le moins anxieux possible. Cette phase précoce du traitement requiert déjà une aide psychologique importante, relevant d'une thérapie de soutien ou d'une thérapie de groupe. Dès cette période, il importe enfin de mettre en place une stratégie de resocialisation, afin de permettre au sujet de restaurer sa confiance en lui-même.

Après le sevrage...

Le sevrage physique ne constitue pas une fin en soi, mais un moyen, celui de l'abstinence conquise. Le travail psychologique qui suit se prolonge souvent sur plusieurs années. Ce travail est généralement réalisé en ambulatoire par un médecin généraliste, en liaison avec un centre d'alcoologie ou avec un groupe d'anciens buveurs. Toutefois, lorsque des problèmes psychopathologiques ou sociaux existent, le patient peut prolonger la cure dans un centre de po


alliance

Acte par lequel un sujet dépendant et son thérapeute s'allient et contractent un engagement réciproque destiné à organiser la prise en charge de la dépendance.


amanite

Champignon de la famille des Agaricacées, dont certaines espèces ont des propriétés psychoactives.


amnésie

Difficulté ou impossibilité de mémoriser, de conserver ou d'utiliser des souvenirs, qui peut résulter de la consommation abusive de certaines substances psychoactives.


amotivationnel

(syndrome). Ensemble de manifestations psychiques que caractérise un désinvestissement existentiel, et parfois décrites chez l'usager régulier de cannabis.


amphétamine

Produit stimulant la vigilance, jadis administré en thérapeutique comme anorexigène ou comme psychostimulant, et de nos jours utilisé dans un cadre toxicomaniaque ou comme agent de dopage. Venues s'inscrire, après la Seconde Guerre mondiale, dans le paysage d'une société faisant allégeance à la productivité, les amphétamines constituent l'un des (mauvais) outils de la performance. SYN. : psychamine. ABR. : amphé.

L'amphétamine est le chef de file d'une famille de substances chimiquement et pharmacologiquement proches les unes des autres, désignées d'une façon générique comme " amphétamines " ou, populairement, comme speed (" vitesse " en anglais).

Facilement synthétisable en laboratoires clandestins, l'amphétamine est proposée aux consommateurs sous la dénomination de ice ou de glass (respectivement " glace " et " verre " en américain, par référence à l'aspect transparent blanc de ses cristaux) pour la forme basique, aisément vaporisable, et de crank ou de crystal pour la forme salifiée. Sous cette dernière forme, la drogue est prisée ou injectée û l'utilisation étant douloureuse pour la muqueuse nasale ou les veines. Sous sa forme basique, elle est absorbée par inhalation, exactement comme le crack, dans une pipe ou dans une cigarette.

Sur le marché clandestin, on vend souvent comme amphétamines des molécules sympathomimétiques moins puissantes : éphédrine, décongestionnants nasaux divers (phénylpropanolamine, etc.), voire comprimés de caféine.

Pharmacologie clinique

Les amphétamines sont des agonistes sympathomimétiques indirects. Elles exercent leur activité directement sur les neurones adrénergiques et dopaminergiques. Certaines d'entre elles développent une action préférentielle et presque spécifique sur les neurones sérotoninergiques. Dans tous les cas, les amphétamines agissent sur la libération des neuromédiateurs : elles les déplacent de leurs sites de stockage (les vésicules) et augmentent massivement leur libération dans la synapse. Les amphétamines " vidangent " les cellules de leur contenu en neuromédiateurs. Ces stimulants de l'éveil épuisent donc les neurones. Leurs effets dynamisants et anorexigènes ne durent qu'un temps û pendant lequel l'activité nerveuse de certains réseaux de neurones dans le cerveau se trouve amplifiée par le recrutement sous l'effet de la drogue de toute la quantité de neuromédiateurs disponible dans la cellule.

Les effets de l'administration d'amphétamines persistent en général de trois à six heures : ils sont plus durables que ceux de la cocaïne. La méthamphétamine sous forme fumée donne des effets encore plus prolongés.

L'administration d'amphétamines expose à des risques à la fois somatiques et psychiques. Au plan somatique, les amphétamines accélèrent le rythme cardiaque, d'où une hypertension artérielle avec risque d'hémorragies (cerveau, poumon) et des troubles du rythme. De plus, elles ont une action vasoconstrictrice qui aggrave encore l'hypertension. Elles accélèrent aussi le rythme respiratoire mais dilatent les bronches.

A


anandamide

(d'après le sanskrit ananda, félicité, bonheur suprême). Molécule spontanée fabriquée par l'organisme, connue pour se fixer aux récepteurs aux cannabinoïdes, et dont la fonction physiologique exacte demeure inconnue.


anciens buveurs

(groupe d'). Association d'anciens malades alcooliques, à visée d'entraide et de soutien mutuel, dont notamment les Alcooliques Anonymes.


animal

(modèle). Système de modélisation expérimental visant à induire par administration d'une substance chez un animal (rat ou souris notamment dans les modélisations de toxicomanie) des troubles comportementaux représentatifs des troubles observés chez l'homme après usage de la même substance. Pour intéressants que soient les systèmes de modélisation, ils ne permettant pas de prendre en compte toutes les données de la question des dépendances car il n'est évidemment pas possible de prendre ainsi en compte les dimensions psychologique et sociale du phénomène.


antabuse

(effet). [néologisme pour anti-abus]. Réaction physiologique désagréable induite par l'association d'alcool avec certains médicaments, notamment le disulfirame (Espéral®), mise à profit pour induire une réaction aversive vis-à-vis des boissons alcoolisées. SYN. : réaction antabuse, disulfiram-ethyl reaction.


antagoniste

Molécule synthétique dont l'action s'oppose à celle du neuromédiateur - et du (ou des) agoniste(s) correspondant(s) - au niveau de son site récepteur. Un antagoniste peut éventuellement avoir une structure chimique proche de celle de l'agoniste, mais il n'induit pas pour autant les mêmes effets physiologiques ; il bloque, au contraire, de manière plus ou moins sélective et plus ou moins durable toute action ultérieure de l'agoniste.


antidépresseur

Médicament psychoactif essentiellement prescrit dans le traitement des épisodes dépressifs. SYN. : thymoanaleptique.

anxiolytique. Médicament psychoactif essentiellement prescrit dans le traitement des diverses manifestations pathologiques de l'anxiété. SYN. tranquillisant.


apomorphine

Dérivé de la morphine dépourvu de toute propriété addictive mais ayant une faible action anxiolytique et une importante activité émétique jadis mise à profit pour déconditionner les patients alcoolodépendants dans le cadre de traitements aversifs. SYN. : déhydromorphine.


appartement thérapeutique

Structure à vocation à la fois thérapeutique et sociale, mise à la disposition d'un malade ou d'un groupe de malades au décours d'une hospitalisation, pour une cure de sevrage par exemple.


apsychognosie

(grec a- priv., psukhè, esprit, gnôsis, connaissance). Inconscience que manifestent certains alcooliques chroniques de la sévérité de leurs troubles et de la gravité de leurs conséquences. Cet état de détachement et de régression constitue un obstacle à la prise en charge thérapeutique, le patient étant incapable de prendre la juste mesure de sa maladie.


art-thérapie

Méthode thérapeutique utilisant l'art comme médiateur de la relation entre le thérapeute et le patient. L'art-thérapie, qui recourt à toutes les formes d'art - peinture, dessin, sculpture, poterie, poésie, théâtre, danse, mime, musique -, s'est révélée une pratique de soins précieuse dans les cas de toxicomanies, d'alcoolisme ou de troubles du comportement alimentaire.


assuétude

Dépendance. REM. : ce terme est aujourd'hui proscrit par les experts de l'O.M.S.


atropine

(du latin scientifique atropa, belladone, du nom de l'une des trois Parques, Atropos). Alcaloïde principalement extrait (à l'origine) des feuilles de certaines Solanacées. Il se caractérise par de puissantes propriétés anticholinergiques ainsi que par son extrême toxicité, et participe à l'activité hallucinogène de diverses plantes (belladone, datura, mandragore).


autosupport

(traduction de l'anglais self-help). Regroupement de volontaires, généralement des usagers de substances psychoactives illicites, que réunit un but commun d'entraide, de satisfaction de besoins partagés et de résolution d'un problème social, but auquel le groupe entend répondre par ses propres ressources.


aversif

(traitement). Technique psychothérapique comportementaliste qui misait sur la répugnance ou le dégoût pour dissuader un individu de s'adonner à une pratique addictive. Son emploi principal concernait les patients alcooliques sevrés, qu'il s'agissait de contraindre au maintien de l'abstinence.


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